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Cartographie géophysique aéroportée et géologique du pays




















ANNEXES


PORTÉE DES TRAVAUX








Cartographie géologique et géochimique


du bloc Kasai























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Cartographie géophysique aéroportée et géologique du pays








Sommaire








PORTÉE DES TRAVAUX POUR LA CARTOGRAPHIE GÉOLOGIQUE ET GÉOCHIMIQUE DES BLOCS PRIORITAIRES.3


SECTION 1 - INTRODUCTION..........................................................................................................................3








1.1 CONTEXTE GÉOLOGIQUE GÉNÉRAL.............................................................................................................3


1.1.1 Cadre géographique.............................................................................................................................3


1.1.2 Travaux géologiques antérieurs...........................................................................................................4


1.1.3 Géologie régionale......................... 6


1.1.4 Couche............. 6


1.1.5 Structure...............................................................................................................................................7


1.2 MINERAUX REGIONAUX......................................................................................................................................8


1.3 Zones DE TRAVAIL.................................... ■■■■■•■■ 10


1.3 . J Principales caractéristiques de la zone de travail...............................................................................11


SECTION 2 - CARTOGRAPHIE GÉOLOGIQUE..................................................................................................14





2.1 OBJECTIF.......................................................................................................................................................14





4 ww---n


2.3 Principales méthodes de TRAVAIL..................................-...............................................................................15


2.3.1 Levé géologique ou 1/100000...........................................................................................................15


2.3.2 Carte de prospection minérale stratégique au 1/100.000.................................................................15


SECTION 3- LEVÉ GÉOCHIMIQUE RÉGIONAL................................................................................................16





3.1 Introduction .





3• - •bEcT> • •••••••••••«a........... "***********‘****‘********‘***‘*********************‘**** 40


3.3 Principales méthodes de travail...................................................................................................................20


3.3.1 Collecte et préparation des informations de base..............................................................................20


3.3.2 Études réalisées avant la conception et le début de la campagne géochlmique...............................20


3.3.3 Conception et planification de la campagne......................................................................................20


3.3.4 Procédure d'échantillonnage.........................................................................................................21


3.3.5 Réalisations. Rapport, cartes et base de données..............................................................................29




































































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PORTÉE DES TRAVAUX POUR LA CARTOGRAPHIE GÉOLOGIQUE ET


GÉOCHIMIQUE DES BLOCS PRIORITAIRES





SECTION 1 - INTRODUCTION











La ROC a pour objectif de procéder à un levé géophysique aérien dans les zones prioritaires et nous


suggérons de procéder à un levé géologique et géochimique régional à différentes échelles dans les





zones prioritaires pour évaluer les résultats des levés géophysiques aériens. Les levés géologiques et


géochimiques régionaux dans les zones prioritaires permettront de découvrir de nouvelles régions


minières potentiellement très Intéressantes pour le pays.


Dans le cadre de ce projet, XCALIBUR collaborera avec une firme et institution ayant une expérience


avérée dans les projets en matière de levés géophysiques et géochimiques régionaux basés sur les


technologies les plus avancées de ces domaines.


1.1 CONTEXTE GÉOLOGIQUE GÉNÉRAL





1.1.1 Cadre géographique





















































Fig. 1. Carte de la RDC








La RDC est un pays situé en Afrique centrale. La RDC fait frontières avec la République Centrafricaine


et le Sud du Soudan au nord ; l'Ouganda, le Rwanda, le Burundi et la Tanzanie à l'est ; la Zambie et


l'Angola au sud ; ainsi que la République du Congo et l'océan Atlantique à l'ouest. La superficie totale


de la RDC est de 2 345 409 km2 et sa capitale est Kinshasa. Kinshasa est non seulement la plus grande


ville de RDC mais c'est aussi le centre politique, économique et culturel du pays.


Le bassin du Congo, constitué en grande partie de sédiments d'âges Mésozoïque et Cénozoïques,


occupe de vastes superficies à l'ouest et au centre du pays. On trouve des formations métamorphiques





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.AV République Démocratique du Congo





5• Cartographie géophysique aéroportée et géologique du pays








et sédimentaires du Protérozoïque dans la région est du pays Les formations dolomitiques du


supergroupe du Katanga appartenant au Néoprotérozoïque (Cahen et Lepersonne 1974) dans


l'ancienne province du Katanga, au le sud-est du pays.


Le long du Rift occidental, dans la partie est du pays, se trouvent de nombreux volcans du Tertiaire et


plus récents, ainsi que des carbonatites.




































































1.1.2 Travaux géologiques antérieurs


Les travaux géologiques en RDC dépendent de plusieurs Ministères (Mines. Energie. Recherches


scientifiques. Hydrocarbures, etc).


D'après les informations recueillies, les principaux travaux de cartographie géologique incluent


plusieurs cartes de synthèse à diverses échelles ; 1/2 500 000,1/2 000 000, 1/1 000 000,1/ 500 000,


qui couvrent tout ou des parties du territoire dont principalement les anciennes provinces du Katanga,


de l’Equateur, Orientale ainsi que du Bas-Congo. Il existe également des cartes à grande échelle


(1/125 000,1/100 000 et 1/50 000) établies sur les principales régions minières du pays comme le Bas-


Congo, le Katanga, la Province Orientale, le Kasaï et le Kivu.



































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Figure 3. Cartes géologiques de RDC














































































































Figure 4. Cartes géologiques au 1/200 000 de RDC collectées














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1.1.3 Géologie régionale


La RDC se situe en Afrique centrale-bassin du Congo et constitue la partie sud-est du Craton du Congo


en termes de géologie. Elle fait partie de l'histoire la plus géologique du territoire africain : les


anciennes strates sédimentaires sont devenues des plis de l’Archéen tardif, de roches de socle,


Kibarien, du Kundelungu ainsi que des mouvements tectoniques plus importants pour provoquer la


modification métamorphique et magmatique. Le vieux socle est né du Carbonifère intermédiaire au-


dessus du niveau de la mer qui a consisté en un processus d'érosion et d’accumulation sur le continent


jusqu'aux mouvements tectoniques de l'orogénèse du Tertiaire. Le bassin a été créé suite au


soulèvement de la région entourant le fleuve Congo, l'érosion du plateau environnant et


l'accumulation du bassin central séparent clairement les deux couches de la région de la RDC. Le vieux


socle se situe sur la limite du plateau et la couche cénozoique se situe dans le bassin central inférieur.


La couche s'étend du vieux socle à la couche de couverture qui est plus vieille que la récente.
















































































--- Cenozoicrift Cratonr2000Ma


SB MesozoicrihMajor fault zones





MB Karoo stage rift


Es Laie Paieozoic rift


Figure 5. Principaux cratons et rifts en Afrique (Kampunzu et Popoff, 1991)


1.1.4 Couche











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Le centre et la plupart de la région ouest de la RDC sont un bassin composé de sédiments mésozoïques


et plus récents. Le bassin du Congo est entouré par une dorsale précambrienne avec différents niveaux


d'élévation qui comprend : la partie ouest, qui est le soulèvement de l'océan Atlantique, la partie nord


qui est la ceinture mobile depuis l'Ouganda à la République centrafricaine, la partie sud qui est le nord-


ouest du bouclier de l'Angola. La partie sud-est de la RDC compte l'Arc Lufilien qui appartient au Pan-


africain. La partie est du bassin, située à proximité de la fissure d'angle ouest du système de vallée du


rift dans l'est de l'Afrique, indique la présence d'un grand nombre de volcans et de parties composées


de roches carbonatées allant du Tertiaire à l'époque moderne.





































































































Figure 6. Carte géologique de la RDC





1.1.5 Structure


Conformément aux cartes géologiques à l'échelle 1:200 000 de la RDC de 1976, la technologie


géologique de la RDC peut se diviser en quatre zones comprenant, a) la structure du Katanga (Sabah,


Est Congo, Ouest Congo), b) la structure Kibarienne (Sabah. Oubangui), c) le bouclier du Congo (Kasaï,


Oubangui, Congo), d) le bassin du Congo








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Figure 7. Zone structurale de RDC





1.2 Minéraux régionaux


La RDC est riche en différentes sortes de minéraux Elle dispose d’une importe quantité de métal non


ferreux, de métaux rares et de métaux non-métaux, notamment le cuivre, le cobalt, le diamant, le


zinc, le manganèse, rétain, le niobium, le tantale, le tungstène, le cadmium, le nickel et le chrome, ce


qui lui confère une place importante à l’échelle Internationale. Par ailleurs, elle compte d'importantes


réserves de fer. charbon, or et argent, ainsi que de platine, pétrole, uranium, phosphate, silicate, etc.



































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Figure 8. Zoom minières de ROC


Sa réserve de cuivre compte environ 75 OOO 000 tonnes et est l'une des plus importantes réserves de


cuivre dans le monde. Sa réserve de cobalt compte environ 4 500 000 tonnes et est l'une des plus


importantes dans le monde. De plus, le diamant compte près de 206 000 000 carats et la quantité de


zinc est presqu’égale à 7 000 000 tonnes ; la réserve de manganèse fait partie des plus importantes au


monde











Tableau 1. la principale réserve minière en RDC





Minéral Unité Réserve


Cuivre 104 tonnes 7500

















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Cobalt 104 tonnes 450


Diamant 104 carats 20600


Or Tonnes 600


Manganèse 104 tonnes 700


Fer 108 tonnes 10


Minerai d'étain 104 tonnes 45


Zinc 104 tonnes 700


Niobium 104 tonnes 3000


Pétrole 104 sceaux 18700


Gaz naturel 108 m3 10


Charbon 0000’ tonnes 8800


Source : ■ DRC investment Guide ■ (Guide d'investissement en RDC) publié par le Ministère des Mmes et du


Pétrole de RDC (Année 2003), Minerai Commodity Summaries 2011





1.3 Zones de travail





L'approche Initiale consiste à développer le projet en plusieurs étapes bien qu'Il ait déjà été signalé


que le projet couvrira l'ensemble du territoire congolais à moyen terme, notamment les zones à


caractère prioritaire d'abord et celles à plus faible priorité ou les autres régions d'intérêt au fur et à


mesure. Le bloc sélectionné par les autorités congolaises est illustré à la figure 9.

































































g S S g


Figure 9. Zone de travail du protêt de levé cartographique de la République Démocratique du Congo dans





laquelle les levés géologiques et géochimiques seront développés








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Au sein de cette zone, après l'interprétation d'études aérogéophysiques, il sera question de réaliser


une étude géologique et géochimique sur environ 20% de la surface totale (92446 km2) de la zone (18


357 Km2)


1.3.1 Principales caractéristiques de la zone de travail


Relief


Du point de vue du relief, la zone est constituée de deux grands ensembles : D'une part, la partie nord,


située au Nord du 4ème parallèle où dominent les faibles altitudes inférieures à 500 m faisant partie


des collines du Sud de la cuvette centrale ; Et d'autre part, la partie située au Sud du 4ème parallèle


sud aux altitudes moyennes de 500 à 1000 m appartenant au plateau du Kasaï qui occupe près du 3/4.


Ces plateaux sont drainés par la rivière Kasaï et ses affluents qui coulent parallèlement du sud vers le


nord.


Selon la classification de KOPPEN, le Kasaï jouit d'un climat de type équatorial dans le Nord et de type


soudanais dans le Sud. Le premier type, qui est le prolongement de l'influence climatique de la


province voisine de l'Equateur, se distingue par l'absence de saison sèche qu’on observe dans


l'extrême nord de la province. Il se combine avec un climat de transition au sud de Demba et dans


tout le centre du territoire de Dekese.


Le second type est caractérisé par un climat chaud et humide caractérisé par une saison sèche de plus


en plus longue au fur et à mesure que l’on descend vers le sud. Le Kasaï.


Ces types de climat présentent le profil suivant :


1) Climat Af équatorial qui s'observe dans Textrême nord de la Province notamment à Bongita et à


Dumba dans le Territoire de Dekese est caractérisé par l’absence de la saison sèche de 2 mois ;


2) Climat Am qui se rencontre au Sud de Dumba et au Centre de ce Territoire de Dekese et se définit


comme climat de transition entre les climats Af et Aw ;


3) Climat Aw, type chaud et humide que l'on rencontre au Sud du Territoire de Dekese ainsi que dans


la partie centrale de la Province. Il est caractérisé par une saison sèche de plus en plus longue au fur


et à mesure que l'on descend vers le Sud :


Au Sud du Territoire, elle dure 2 mois, de même qu'au Nord dos Territoires d'Ilebo, Mwcka et au Nord-


Est du Territoire de Luebo. Elle est de 3 mois dans la Ville de Kananga, dans les Territoires de Dlbaya,


Kazumba, Dlmbelenge et Demba, au Nord des Territoires de Tshikapa, Lulza et au Sud du Territoire de


Luebo. Enfin elle est de 4 mois au Sud des Territoires de Luiza et de Tshikapa


• La longue saison des pluies appelée saison A de 5 mots débute vers mi-août et s’achève vers fin-


janvier au fléchissement des précipitations ;


• La seconde, appelée saison B de 4 mois, commence au mi-février et se termine au début de la saison


sèche soit vers le 15 mai.


De ces considérations, il ressort que la zone connaît deux saisons sèches : la grande de 3 mois qui va


du 15 mai au 15 août et la petite de plus ou moins d'un mois qui se situe du 15 janvier au 15 février


de chaque année. La saison B, bien que courte par rapport à la saison A, permet de réaliser le meilleur


rendement des cultures si ces dernières sont semées tôt. C'est le cas du maïs dans les Territoires de








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Mweka et d’llebo , de l‘arachide dans les Territoires de Kazumba et Lulza, du Soja et du Nlébé dans les


Territoires de Dibaya, de Dimbelenge et de Demba.


la zone présente une amplitude thermique annuelle de 10,74* C en moyenne. La moyenne provinciale


se situe autour de 24,18* C avec des pointes de 31,4*C en mai à Kananga et 32,4* C en juin à Tshikapa.


Le point le plus bas 15,7* C est atteint en juillet à Tshikapa. Les hauteurs annuelles de pluie exprimées


en millimètres varient de plus de 1.900 mm à 1.400 mm. Les hauteurs pluviométriques moyennes


annuelles supérieures sont constatées dans le Nord de la Province : 2.000 m (Climat Af). Elles


décroissent progressivement jusqu'à 1 400 mm à l'extrême Sud de la Province (Climat Aw). Le nombre


de jours de pluie oscille entre 130 et 110 à Luiza.








Hydrographie


La Zone dispose d'un réseau hydrographique qui baigne toute la Province. Le principal cours d’eau est


la rivière Kasaï qui est alimentée par les affluents suivants : Lulua, Lukenie, Sankuru et Loange. Ses


principaux lacs sont Mukamba et Fwa à Dibelenge et Tosambe à Dekese.


La plupart de ces rivières et lacs sont peu riches en poissons mais disposent des potentialités


hydroélectriques Les algues qui y poussent constituent des aliments riches en protéines végétales.


Ces rivières forment un réseau navigable, favorable pour le transport des marchandises et des


personnes. Ilebo sur la rivière Kasaï constitue le principal port de la Province et fait la jonction de la


voie ferrée et la voie fluviale, du Katanga à Kinshasa et vice-versa.


Du point de vue de la pédologie ces sols se présentent comme suit :


a) Zone forestière dense au nord du Territoire de Dekese, le long de la rivière lukenie avec des


sols de bonne structure, sablo-argileux, réserve en humus appréciable tandis que réserve minérale


faible, valeur agronomique moyenne. Elle constitue la zone de grandes cultures pérennes : caféier,


elaeis, hévéa ainsi que cacaoyer. Ces terrains présentent une bonne économie en eau. Ceci


s’explique par l'absence de ruissellement, la structure favorable du terrain et la présence d'une


couverture morte importante, les cultures annuelles donnent un meilleur rendement.


b) Zone forestière subéquatoriale (de transition) avec des sols sablonneux à faible teneur en


éléments fins et faible réserve en humus, avec fertilité moyenne sous-forêt et très faible en


savane. Pour cette zone et tant que l’agriculture se pratiquera sans restitution des éléments


nutritifs exportés par les cultures, on est en clin à penser que les cultures annuelles sont mieux


que les cultures pérennes pour la seule raison que la longue jachère que les premières cultures


impliquent permet au sol de se régénérer en vue d'un nouveau cycle d'exploitation.


Cependant, les cultures pérennes présentent leur bon départ des plantes les premières années de


culture puis suit une période des biens de production et enfin une chute de productivité qui


perdure Après 5 ans de production, un caféier se met en vieille plantation, par exemple. Les


savanes qui entrecoupent ces massifs forestiers répondent mieux aux spéculations d'élevage


qu'aux cultures. Cette zone couvre les Territoires de Luebo, d'Ilebo, le nord de Demba, de


Dimbelenge, de Mweka et de Tshikapa ainsi que le Sud de Dekese.


c) Zone de savane


1* Sols sablonneux











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Ces sols se forment au sud des Territoires d’llebo, Dimbelenge, Demba, Luebo, Tshikapa, les


Territoires de Dibay, Kazumba et dans rhinterland de Kananga Ils sont entrecoupés de


galeries forestières. Leur valeur agricole est faible en raison de leur pauvreté en minéraux


altérables et en argile (8 à 1S % d'argile).


Après défrichement et exploitation par des cultures, ces sols, s'épuisent très vite en quelques


saisons. Pour les améliorer, il faudrait augmenter à la fois la capacité et le degré de saturation


du complexe absorbant. Ceci en augmentant la quantité des matières organiques et l'apport


de fumure animale. Ce qui améliorerait la productivité de ces sols. Comme on peut le constater,


la médiocrité de ces sols pese de tout son poids sur la mise en valeur agricole Elle obligera


ragriculteur à aménager et exploiter l'espace agricole de façon à perdre le moins d'énergie


qu'il y consacre


2- Sols argilo sableux


Ils se trouvent dans le Sud de Territoire de Luiza, Leur structure est souvent bonne et leur


économie en eau élevée de leur réserve minérale plus élevée Ces sols ont une valeur agricole


bonne et permettent un cycle des cultures de 4 à 5 années répétées toutes les saisons


culturales. De vocation principalement vivrière, ce sont les meilleurs sols du Kasai Occidental.


Géologie


A cause d'une couverture assez bien développée dans la zone, le soubassement est constitué du


groupe de la Lulua (Kibara), et des formations anté-Lulua n'y affleurent que dans les vallées. La


formation Kalundue, anté-Lulua. essentiellement magmatique, apparaît dans le confluent Kasai-Lulua,


avec une texture principalement chlorito-schiste, amphiboloschiste, gneissique et quartzitique (Figure


10)


Le groupe de la Lulua affleure dans les vallées de Lueta, Lulua et leurs affluents au nord et à rouest de


Luiza. puis au nord est jusqu'aux rails Katanga-llebo ; et enfin vers la vallée du Kasai dans le Sud Ouest


jusqu'en Angola où on l'appelle Groupe Kibara. Le sud-est du territoire de Luiza (Masuika) reposerait


sur un soubassement lié au système de la Bushimay, postérieur au Groupe de la Lulua, et constitué


essentiellement de roches carbonatées, de conglomérats, de schiste, de quartzites et d'arkoses


Du point de vue géologique, le sous-sol de la zone est constitué essentiellement par les roches


granitiques dont l'affleurement fait l'objet de deux carrières à Kananga. Il regorge de beaucoup de


ressources géologiques notamment le diamant dans les Territoires de Tshikapa, Luebo, Demba,


Kazumba, Mweka, ilebo, Dibaya et Dimbelenge ; l'Or et l’Etain dans les Territoires de Luiza et Kazumba


; le Fer dans les Territoire de Luebo, Tshipapa et Kzumba ; le Nickel, le Chrome et le Cobalt à Kananga


et dans le Territoire de Kazumba ainsi que le pétrole dans le Territoire de Dekese.



































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S # 5





Figure 10 Carte géologique de la région du Kasaï





Végétation





La végétation naturelle da zone correspond aux différents types climatiques rencontrés dans cet


espace territorial. Les formations végétales se présentent sous trois types : la forêt dense humide


sempervirente (équatoriale), la forêt dense sémi-décidue (subéquatoriale) et la zone des savanes


entrecoupées des galeries forestières.








SECTION 2 - CARTOGRAPHIE GÉOLOGIQUE


2.1 Objectif


Ce travail consiste à obtenir des Informations sur la géologie et les ressources minérales au moyen de


campagne de cartographies régionales des zones prioritaires. Cela permettra d’analyser le contexte


métallogénique des minéralisations, et d'en évaluer les potentiels.


Pour cela, les travaux de géologie et de géochimie décrits ci-dessous seront réalisés sur 20% de la


surface totale de la zone du Kasaï.


2.2 Mission


Elle consistera à :


- Collecter et analyser les Informations essentielles existant sur la géologie, les ressources


minérales, la géophysique aéroportée et au sol, la géochimie régionale et locale, ainsi que la


télédétection ;


Procéder au levé géologique au 1/100 000;











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Réaliser un inventaire des ressources minérales et identifier les zones à fort potentiel minéral


(Métalotectes). Des travaux de validation seront menés sur le terrain en fonction de l'origine


du métalotecte. Géophysique de la Terre, prélèvement d'échantillons minéralisés, voire des


sondes de vérification seront réalisées si le métalotecte présente les conditions adéquates


pour cela.


2.3 Principales méthodes de travail


2.3.1 Levé géologique au 1/100.000


Le levé géologique au 1/100 000 représente des travaux géologiques essentiels pour des travaux de


prospection minérale avancés. Avec la seule carte en qualité d'unité, par la cartographie au 1/100 000


suite au levé géologique de minéraux, à la télédétection, à la recherche exhaustive et à l’analyse des


minéraux, etc. et avec les résultats du levé géophysique aérien, le levé géochimique régional pour


découvrir le fond minéral de la zone de travail, les caractéristiques et les règles de minéralisation et


donc d'évaluer les ressources minérales potentielles de la région tout en obtenant une zone de


prospection et zone cible pour d’autres valeurs potentielles et en trouvant les mines cibles et donc


d'autres prospections minérales.


Les principales méthodes utilisées pour ces travaux comprennent la télédétection, la cartographie au


1/100000, les coupes géologiques, la géochimie des minéraux lourds, l'échantillonnage et les


analyses, l'aménagement intérieur et la recherche exhaustive, etc.


Conformément aux principes cartographiques, pétrographiques et structuraux, des échantillons


déterministes seront prélevés pour la caractérisation géologique de la zone.


Le géologue cartographe responsable de la fiche s'assurera que les échantillons les plus appropriés


sont prélevés aux fins prévues.


Nous distinguons cinq principaux types d'échantillons à prélever :


• Pétrologie et pétrographie structurale :


• Caractérisation pétrophysique


• Analyse géochimique de roches entières au laboratoire pour caractériser toutes les unités


lithostratigraphiques.


• Géochronologie : 10 échantillons - échantillons spécifiques à prélever par le géologue


expérimenté sur la base des méthodes d'analyse proposées. (Datant U-Pb)


• Études du macrofaune et de la flore et de la microfaune et de la flore (par exemple, pollen et


spores)


2.3.2 Carte de prospection minérale stratégique au 1/100.000


Il faut choisir une zone (partie) adaptée aux levés magnétiques aériens, levés aériens au moyen d'un


gammamètre, levés géochlmlques régionaux et levés géologiques minéraux pour procéder aux levés


de prospection minérale stratégique au 1/100 000. Tout le travail sera réalisé en utilisant des


méthodes comprenant l'analyse par télédétection, la cartographie géologique, le levé géophysique, le


levé géologique régional, la mesure de concentré de minéraux lourds, la recherche exhaustive, la


prospection minérale, etc. Après avoir procédé à la recherche exhaustive dans l'ensemble de la zone


de levé et avoir compris le fond géologique, les caractéristiques de minéralisations et les règles de


minéralisation, nous nous concentrerons sur le gisement minéral, le point minéral, le levé





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géophysique, les différences dans le levé géochimique régional et les autres données minérales pour


effectuer une analyse minérale. La recherche exhaustive de ce travail permettra de définir la zone de


prospection minérale et la zone d'évaluation.


La méthode de travail consistera en la collecte d’Informations, des enregistrements sur le terrain, au


levé sur le terrain, y compris le levé géologique minéral, le levé géophysique, le levé géochimique


régional, la détection de concentré de minéraux lourds et la télédétection, la recherche exhaustive,


l'analyse minérale comprenant une enquête préalable et une enquête de priorité, la vérification du


terrain, la révision du rapport, la combinaison résultats et rapport etc.


Selon le modèle génétique du métallotecte retrouvé dans la feuille, des travaux seront menés pour le


valider, des forages pourront être utilisés si ses caractéristiques géologiques et structurales sont


favorables.


PRODUITS À LIVRER (LIVRABLES)


Xcallbur transférera les fichiers suivants vers la base de données numérique :


1. Modèle de données de cartographie géologique dans Word (Version Office 365) et PDF. Le modèle


de données utilisé lors de la cartographie géologique à l'échelle 1:100 000 sera également utilisé pour


cartographier les zones de ciblage à potentiel minier. A noter que le modèle pourra être édité une fols


les anomalies connues et les méthodes à utiliser redéfinies.


2. Cartographie géologique à l'échelle 1/100 000 accompagnée de ses notes explicatives (selon les


normes Institutionnelles du CRGM) au format numérique Arc Geodatabase.


3. La structure de la Géodatabase est basée sur celle fournie par le CRGM f.


Deux exemplaires papier au format PDF qui seront produits et livrés à la DGSM auront les


caractéristiques suivantes :


• Échelle: 1:100 000.


• Dpi (points par pouce) : 600.


• Hauteur et largeur en pixels (dpi x pouces) : 3000x3000.


• Nombre total de pixels demandés : 9 000 000


4. Livraison des informations obtenues à partir d'échantillons, de descriptions pétrographiques, de


lames minces, de résultats analytiques et de rapports en format PDF.


5. Notes géologiques/expllcatives de toutes les fiches livrées en format PDF.


6. Rapport et données obtenues dans les travaux de validation effectués : Géophysique de la Terre,


Analyse d’échantillons minéralisés et de forage.


SECTION 3 - LEVÉ GÉOCHIMIQUE RÉGIONAL


3.1 Introduction


La RDC est un pays situé en Afrique centrale. La RDC fait frontière avec la République du Congo à


l'ouest, la République Centrafricaine et le Soudan du Sud au nord ; l'Ouganda, le Rwanda, le Burundi


et la Tanzanie à l'est ; la Zambie et l’Angola au sud.





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Les renseignements préalablement mis à disposition et leur validité sont le point de départ. La


couverture de la cartographie géologique de la région Sud-Katanga a une échelle de 1/500 000


(Laghmouch, 2008). Une telle cartographie n'Indique pas les détails nécessaires à la détermination des


objectifs d'Intérêt géologique-minier et aura besoin d'une révision et de nouvelles explorations sur le


terrain, ainsi que de levés sur place, dans le but de normaliser les codes, couleurs et symboles, tel que


le recommande la Commission internationale de stratigraphie de l'IUGS.


L'objectif final est la génération de cartes géologique au 1/100 000, qui est l'échelle la plus appropriée


pour la détermination des objectifs d'intérêt minier, sur une période de 10 mois, et d'un niveau de


qualité défini par les Règlements d’élaboration de cartes géologiques au 1/100 000 et 1/250 000


Les trois outils techniques utilisés (géophysique, géologique et géochimique) au cours du levé régional


des zones prioritaires fourniront des informations de base pour l'interprétation des données


collectées à l'aide d’autres techniques et leurs objectifs et paramètres de base (échelle, etc.) doivent


donc être cohérents. Par conséquent, les cartes géologiques élaborées avec une base scientifique


solide de l'histoire géologique du territoire de la République Démocratique du Congo (RDC) sera


utilisée pour la recherche minière et l'évaluation générale des ressources minières géologiques, ainsi


qu'à des fins d'aménagement du territoire et de zonage La création de la carte géologique sera à


l'origine de la forte amélioration de la situation sociale et économique du pays. D'autre part, un


ensemble de données, lors de la phase de levé géologique, sera requis pour le traitement et


l'interprétation des données géologiques, étant donné que ces données sont essentielles pour


comprendre la signification des valeurs géochimiques, notamment toutes les données du levé


géophysique aérien servant de ligne directrice pour les caractéristiques géologiques et de critère


fondamental pour l'analyse du potentiel du territoire afin de permettre le bon choix initial des zones.


Les différentes missions sur place doivent être réalisées avant l'élaboration des différents rapports et


cartes pour atteindre l'objectif final. De la même manière, ces derniers doivent être réalisés après la


collecte des résultats des études pétrographlques et minéralographiques, de l'analyse géochimique et


des processus de datation complets, qui sera primordiale pour la mise en œuvre de caractéristiques


géologiques. Il s'agit de la seule façon d'obtenir une interprétation globale et cohérente.


De nos jours, la détermination homogène des caractéristiques géochimiques des matériaux de surface


au niveau de la croûte terrestre à l'échelle régionale fait partie des principaux domaines où l'on


manque d'informations ou de connaissances dans le cadre global. Actuellement, l'analyse des


problèmes environnementaux et géo-scientifiques à l'échelle supranationale est une tâche complexe,


voire impossible, tout comme les comparaisons ou intégrations à ces échelles. Le Programme de


cartographie de références géochimiques mondiales a été piloté par l'UNESCO pour répondre à ce


besoin évident, notamment dans des domaines de connaissances, dans le but de générer une Base de


données géochimiques mondiale avec des données cohérentes et standardisées. Jusqu'à présent,


l'Europe (Atlas géochlmlque de l'Europe. FOREGS, 2005 et 2006), la Chine ainsi que d'autres pays en


Amérique du Nord et en Afrique participent à la création de cette base de données.


Pour ce faire, l’UNESCO fait la promotion du développement de ces activités à l’échelle régionale et


nationale, en déterminant une série de recommandations devant être suivies par les programmes de


cartographie géochimique des différents pays. Elles déterminent un ensemble de procédures


minimales d'intervention élaborées suite aux activités réalisées dans le cadre des programmes IGCP


259 et IGCP 360 de l'IUGS. Les recommandations portent principalement sur ce qui suit :














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Cartographie géophysique aroportée et géologique du pays


• L’utilisation de différentes méthodes d'échantillonnage est recommandée. Dans tous les cas,


la méthode d’échantillonnage de sédiments actuelle doit être utilisée étant donné qu’il s'agit


actuellement de la méthode d'échantillonnage fidèle et solide parfaite.


• Les méthodes de prélèvement et de préparation des échantillons doivent être normalisées et


doivent suivre des procédures qui réduisent le taux d'erreur et de contamination (par


exemple, le manuel d'échantillonnage de FOREGS).


• Le groupe d'éléments à déterminer doit être vaste et doit comprendre les éléments chimiques


les plus adéquats pour la caractérisation et l'identification des caractéristiques géologiques de


la zone tout en étant utile à l'application des informations géochimiques en utilisant les


données fournies par des éléments spécifiques déterminés à l'aides de méthodes analytiques


éprouvées. La gamme d'éléments à déterminer doit comprendre les éléments "lithologiques"


qui fournissent des informations sur la portée géologique du travail et toutes les variations


importantes pouvant être détectées dans ce cadre, ainsi que les éléments environnementaux


(éléments présentant un risque potentiel, tels que Hg, As, Cd, Pb, Tl, etc.) et les éléments de


nature métallogénique, notamment les principaux éléments et les éclaireurs des principaux


types de minéralisation (Cu, Pb, Zn, Co, Ag, Sn, Bi, Mo, Sb, Hg, B, Ni, Ba, etc.).


• Les méthodes analytiques utilisées doivent être adaptées à différents groupes d'éléments et,


surtout, avoir un niveau de sensibilité élevé et des seuils de détection inférieurs très faibles,


inférieurs aux sous-gradients de Clarke des différents éléments.


• Toutes les étapes des campagnes géochimiques doivent faire l'objet de procédure de contrôle


qualité. Cela revêt une importance particulière pour la qualité du prélèvement et la qualité


des analyses. Par conséquent, les protocoles d'échantillonnage et de contrôle qualité des


analyses sont essentiels pour l'estimation du taux d'erreur ou du degré d’incertitude de ces


étapes. La mise en œuvre de ces procédures dans des conditions adéquates validera (ou, en


leur absence, invalidera) ce type d'infrastructures de connaissances.


• Les données géochlmiques collectées à partir du levé de cartographie géochimique régional,


ainsi que le suivi de qualité et les facteurs déterminant l'exactitude, ont démontré leur utilité


au cours de l'analyse et de l'application sur différents types de terrains, de ceux de nature


purement géologique au potentiel de ressources minérales, de l'agriculture, du zonage des


terres et, une fois de plus, de la santé (géomédecine). Par conséquent, ces programmes


doivent être considérés comme ayant plusieurs objectifs.


• Les objectifs spécifiques exigeant des techniques ou des ressources d'échantillonnage


supplémentaires ou complémentaires doivent avoir une plus grande priorité, en fonction des


pays ou des environnements régionaux dans lesquels ce type de campagnes est réalisé, sans


tenir compte des multiples objectifs de leurs applications. Cela est généralement admis à


condition qu'Il n'y ait aucun impact négatif sur les procédures ou les ressources


d'échantillonnage considérées comme fondamentales.


Par conséquent, l'objectif est de collecter des données géochimiques qui ont fait la preuve de leur


efficacité à l'aide de méthodes normalisées et pouvant être utilisées pour différentes applications,


telles que le zonage des terres, l'agriculture, la santé, la collecte de données géologiques et,


notamment, l'exploration de ressources minérales. En d'autres termes, cela doit apporter une valeur


ajoutée aux données géochlmiques utilisées dans le cadre des procédures d'exploration minière du


territoire afin de pouvoir les appliquer dans d'autres domaines.


3.2 Objectifs











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Cartographie géophysique aéroportée et géologique du pays








Cette étude de cartographie géochimique a deux objectifs généraux, conformément à ce qui a été


exprimé au point précédent.


Le premier objectif, à caractère infrastructure!, vise à générer une base de connaissances


géochimiques homogènes pour le pays, avec un niveau de résolution élevé et sous réserve de


procédures de suivi du contrôle qualité strictes, afin d'avoir un impact positif sur l'accroissement des


connaissances géologiques et d'avoir de multiples possibilités d'utilisation, telles que le contrôle et


l'évaluation de l'environnement.


Les principaux objectifs consistent en :


• La détection des niveaux de concentration d'une vaste gamme d’éléments chimiques.


• L'estimation des fonds géologiques et de la variabilité géochimique du territoire, ainsi que la


répartition géographique des teneurs géochimiques en associant la variabilité aux facteurs


géologiques et métallogéniques. La génération de cartes de répartition géographique.


• La détermination des principales associations géochimiques expliquant la variabilité


géochlmlque et leur origine éventuelle, c.-à-d. géogénique (géologique, métallogénique) ou


anthropogénique.


• L'obtention d'une couverture géochimique numérique et la génération d'une base de données


de données géochimiques haute résolution et de première qualité.


Le deuxième objectif, plus spécifique, à caractère exploratoire, vise à obtenir une représentation plus


précise du potentiel des ressources minérales du territoire et, par conséquent, de la promotion des


activités d'administration et d'investissement lors de l’exploration par des multinationales minières.


La couverture géochlmlque numérique multi-élémentaire et les résultats du levé à l'échelle régionale


sont déterminant dans le développement du secteur minier et la recherche d'investissement de


multinationales minières, notamment lorsqu’il est question de données de couverture géologique,


aussi au format numérique et de données plus précises. Les stratégies d'exploration des sociétés


minières sont généralement basées sur l'intégration de système d'informations géographiques (SIG)


pour obtenir des Informations sur la couverture régionale numérique, notamment les données


géologiques, sur les ressources minérales, géochimiques et géophysiques.


l'exploration est une activité qui complète le premier objectif qui comprend la nécessité de préparer


une campagne basée sur l'utilisation de concentrés de minéraux lourds provenant de sédiments


alluviaux. Ces activités sont réalisées en parallèle à la campagne de prélèvement de sédiments


actuelle. Elles contribuent à l'optimisation de la détection des environnements présentant des


anomalies et maximisent la capacité d'évaluation des anomalies déduites des caractéristiques


géochimiques des sédiments.


Cette activité exige l'adaptation de la densité d'échantillonnage (pour les deux types d'échantillons)


par la présence de densités plus élevées dans les zones de bouclier, qui sont plus favorables en termes


de concentration des ressources minérales. Dans des zones plus spécifiques ayant une capacité de


prospection éprouvée (à en juger par les travaux précédents ou les activités de levé géophysique et


géologique réalisées au cours de ce projet), la densité d'échantillonnage pour les sédiments actuels


sera d'1 échantlllon/5 km? dans les lieux choisis parmi les zones prioritaires, tandis que la densité de


prélèvement des échantillons de sédiments alluviaux nécessaire pour prélever les concentrés de


minéraux lourds sera 5 fols inférieure, c.-à-d., 1 échantillon tous les 25 km’.


Un point essentiel et basique est l'adaptation des procédures d'exploration géochimique pour la


stratégie adoptée dans des zones suivie par la procédure de levé géochlmlque. Ces activités seront





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réalisées dans des zones où les données préalablement collectées et les images fournis suite au levé


géophysique aérien indiquent un intérêt exceptionnel du point de vue métallogénique. Par


conséquent, les caractéristiques des zones à inclure dans le levé géophysique seront les mêmes que


celles du levé géologique.


Les principaux objectifs sont les suivants :


• La différentiation et la délimitation de zones présentant des anomalies (sédiments et


concentrés de minéraux lourds) d'intérêt métallogénique.


• L'évaluation et la mise en place de la hiérarchie pour ces zones en termes de critères de


géochimie multi-élémentaire et à partir de la sélection géochlmique et géologique.


• La détermination de zones de réalisation d'un levé plus approfondi (suivi).


3.3 Principales méthodes de travail


Les différentes activités sont réalisées dans l'ordre chronologique pour atteindre les objectifs figurant


ci-dessous. En général, les campagnes d'exploration géochlmique ou de levés cartographiques se


composent d'une série d'étapes demandant ce qui suit :


• Conception de la campagne.


• Élaboration de la carte d'échantillonnage.


• Prise d’échantillons.


• Préparation des échantillons.


• Analyse chimique des échantillons.


• Contrôle qualité des échantillons et procédures analytiques.


• Traitement et Interprétation des données géochimiques. Rapport et cartes.


3.3.1 Collecte et préparation des informations de base


Toutes les informations existantes concernant des procédures d'explorations précédemment réalisées


seront collectées et analysées avant le début de l'étude. En particulier, les informations relatives au


levé géochimique et aux anomalies, preuves d'exploitation minière ou sites de ressources minérales


ayant déjà été étudiées. La recherche sera réalisée sur des sites semblables, ainsi que d'autres


éventuelles sources d'informations.


3.3.2 Études réalisées avant la conception et le début de la campagne géochimique


Les aspects logistiques, climatique et hydrographique du territoire doivent être connus étant donné


que ces aspects seront utilisés pour analyser les données existantes et celles des routes traversant


l'ensemble de la zone pour estimer les opportunités et les problèmes susceptibles de conditionner la


réalisation de la campagne.


Aucune campagne d’orientation ne sera intégrée dans le projet, en raison de la diversité de


l’environnement morphoclimatique du Congo (allant des zones au climat tropical aux plaines au climat


aride et aux conditions semi-désertiques, ainsi que les étendues de savane) et des délais courts


disponibles pour la réalisation du projet. Par conséquent, les données et études préalablement


publiées concernant les conditions de dispersion géochimiques des éléments dans différentes zones


seront utilisées et la granulométrie optimale sera déterminée pour les analyses chimiques.


3.3.3 Conception et planification de la campagne











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Les sédimenu actuels seront analysés dans le cadre de la campagne d'exploration géochimique, un


type d'échantillon incontesté au cours des premières étapes de l'exploration en raison de leur


représentativité et de leur solidité. Dans le cas où de bons sédiments ne peuvent être prélevés ou si


des problèmes sont rencontrés au cours de leur prélèvement, des échantillons de sol résiduel seront


prélevés. De la même manière, des sédiments alluviaux seront utilisés pour prélever des concentrés


de minéraux lourds par lavage à la bâtée, comme échantillon complémentaire au sédiment, en raison


de leur utilisation dans le cadre des procédures d'exploration géochimique régionale. La campagne


régionale portera principalement sur le prélèvement d’échantillons de sédiments actuels du lit vif et


d'échantillons de concentrés de minéraux lourds provenant de sédiments alluviaux.


• Cette étape vise principalement à préparer les plans de prélèvement d'échantillons


géochimiques qui serviront de base documentaire aux équipes de prospection pour prélever


les échantillons dans la zone déterminée par l'étude. Les bases cartographiques utilisées pour


préparer ces plans seront des cartes topographiques au 1/100 000. Initialement, la stratégie


d'échantillonnage sera fondée sur un plan d’échantillonnage stratifié aléatoire. Pour ce faire,


la carte topographique au 1/100 000 de base sera sous-divisée en des cellules carrées de 5 km


x 5 km. Les points d'échantillonnage seront déterminés dans chaque cellule et sur une rivière


disposant d'un bassin versant d'environ S km' (2-3 km? à 7-8 km?). Le point d'échantillonnage


ne sera pas choisi en fonction des caractéristiques du réseau fluvial mais plutôt après


l'observation du point sur l’image satellite ou l'orthophoto. Ce processus permettra


d'atteindre une uniformité et une homogénéité remarquables pour la situation des


échantillons proposés, et fournira aussi une vision réaliste avec les photographies des


caractéristiques de l’environnement.


• La carte topographique au 1/100 000 inclura l’emplacement des échantillons de sédiments,


des échantillons de sol (éventuellement), des échantillons de concentrés lavés à la bâtée et


des doublons d'échantillons utilisés à des fins de contrôle qualité des analyses et de


l'échantillonnage. Les échantillons seront identifiés à l'aide d'un code.


3.3.4 Procédure d'échantillonnage


3.3.4.1 ichantillons de sédiments actuels


Les échantillons de sédiments actuels seront prélevés avec les densités suivantes, conformément aux


critères décrits ci-dessous.


Levé de la totalité de la surface : 18.357 km? ; un échantillon tous les 5km2 ; 3.671 échantillons


de sédiments.


Levé de la totalité de la surface : 18.357 km2 ; un échantillon tous les 25km2 ; 734 échantillons


sédiments alluviaux pour concentrés de minéraux lourds.








3.3.4.S Méthode de prélèvement d'échantillons de sédiments


Les échantillons de sédiments seront prélevés sous forme composite et en 10 portions ou des


augmentations de sédiments seront prélevées sur une bande de 100 m le long du canal. Ils seront


prélevés depuis le lit vif actuel et II faudra éviter les matériaux déposés sur les rives ou l'arrière-plage.


Le chercheur analysera chaque point de prélèvement d'échantillon pour savoir s'il remplit les


conditions requises pour la procédure de prélèvement d'échantillons ou non. Les lieux ayant des


signes évidents de contamination ou situés à proximité des sources de contamination seront à éviter








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(villages, canaux d'évacuation, accumulation de déchets ou de poubelle dans les ruisseaux, etc.). Les


points de prélèvement d’échantillons doivent au moins se situer à 100 m des routes, des sites


d'immersion ou des villages et à au moins 50 m des routes et chemins praticables. L’échantillon doit


être prélevé en amont des ponts sur le ruisseau. Étant donné la faible densité de population,


notamment dans certaines régions du pays, ces cas sont relativement rares.


Si les conditions susmentionnées ne sont pas remplies ou qu’il est impossible de trouver les matériaux


adéquats (sédiments fins), le chercheur devra se rendre à un autre point de prélèvement


d’échantillons qui remplit ces conditions (en amont ou en aval) et toujours dans le même bassin. Si


aucun point ne convient sur le bassin versant, le point sera déterminé dans un lieu situé à proximité


d'une zone dans laquelle aucune procédure de prélèvement d'échantillons n'est en cours. Le nouveau


point de prélèvement d'échantillons doit être signalé sur la carte.


L’échantillon de sédiments actuel doit être prélevé du lit vif du ruisseau, en évitant de prélever les


matériaux déposés sur les rives. Si possible, il sera prélevé dans la partie centrale du lit, en cherchant


des matériaux fins, dans des zones protégées par des massifs rocheux ou des petits bras d'eau, par


conséquent, les échantillons ne doivent pas être prélevés dans des lits sablonneux ou des zones


comportant des rochers. De la même manière, les sédiments ne doivent pas être prélevés dans des


petits étangs ou des bassins en formation ou des points comportant des grandes quantités de matière


organique. Les matériaux libres du ruisseau seront collectés avec une petite pelle à une profondeur


de 5 à 10 cm.


L'échantillon de sédiments actuels seront un échantillon composite formé par l'agrégation de


10 augmentations d'échantillon prélevé à au mon 100 du ruisseau et suivant sa direction. Ce type


d'échantillon est choisi au lieu d'un échantillon simple car II a tendance à réduire le taux d'erreur


inhérent à toutes les procédures d'échantillonnage. L'échantillon obtenu sera tamisé sur place avec


de l'eau (si possible) ou sans eau lorsque le ruisseau est sec. Les tamis avec un maillage de 5 mm et


avec un maillage en nylon ou en acier inoxydable seront utilisés. Le poids total de l'échantillon sera de


2,5 kg ou plus en cas de sédiments épais et avec une petite quantité de matériaux fins. L’échantillon


sera conservé dans un sac en plastique fermé à l’aide d’une bride. Une étiquette en carton sera placée


dans le sac dans un petit sachet en plastique fermé avec l'identifiant écrit au stylo avant de fermer le


sac. Le code de numérotage de l'échantillon sera écrit au marqueur permanent sur les côtés du sac.


Les outils utilisés au cours du processus de prélèvement d'échantillons seront lavés ou nettoyés avec


l'eau du ruisseau et/ou des brosses après chaque prélèvement d'échantillons (houe, tamis, petite


pelle, seau, etc.).


Un dossier d'échantillonnage sera rempli au point de prélèvement d'échantillons. Celui-ci


comprendra les données relatives à l'environnement du point de prélèvement d'échantillons, les


incidents au cours du prélèvement d'échantillons et ses coordonnées GPS. De la même manière, deux


photographies seront prises à l'aide d'un appareil numérique et seront numérotées ; une mettant en


scène le ruisseau et l’autre, l'environnement général et le bassin, en amont du point de prélèvement


d'échantillons. Si le point de prélèvement d'échantillons a été modifié ou déplacé, les raisons d'un tel


changement doivent être indiquées.


3.3.4 4 Méthode de prélèvement de sédiments alluviaux pour concentrés de minéraux lourds


Les échantillons de concentrés de minéraux lourds provenant de sédiments alluviaux seront prélevés


dans les zones susmentionnées, avec la même densité que les sédiments actuels (allant d'1 échantillon








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/ 5km2 à 1 échantillon/ 25 km2). Cette technique est recommandée en tant que technique


complémentaire dans le cadre de l'exploration géochlmlque qui est basée sur le prélèvement de


sédiments actuels, elle est donc très efficace pour la détection de concentrations géochlmlques de


minéraux lourds qui résistent aux processus d'altération mécanique et chimique. Ces minéraux se


trouvent dans différents types de sites (or, métaux du groupe platine, Sn, W, terres rares, Nb-Ta, etc.).


les échantillons de sédiments alluviaux utilisés pour le prélèvement d'échantillons de concentrés de


minéraux lourds seront prélevés dans le ruisseau dans des zones où la présence et la concentration


de minéraux lourds sont élevées (rives de ruisseau, changements de pente, méandres, tourbillons ou


nids-de-poule, etc.). L'équipe de prospection doit chercher le point le plus approprié dans


l'environnement près de celui proposé sur la carte, qui remplit ces conditions.


Les concentrés seront prélevés par lavage à la bâtée de 10 litres de sédiments à l'aide d'un pan


américain, dans un petit puits creusé dans le banc de gravier. Les 10 litres de matériaux prélevés


seront tamisés sur place à l'aide d'un tamis de 5 mm. afin de retirer toute la boue et de procéder au


lavage à la bâtée à l'aide d'un pan américain, jusqu'à l'obtention d'une préconcentration de 200 g. Le


lavage à la bâtée sera réalisé à un emplacement centralisé par un seul panneur afin d'éviter les erreurs


associées aux différents styles de bâtée. Si le ruisseau faisant l'objet de prélèvement est sec et que les


échantillons ne peuvent pas être lavés à la bâtée sur place, 10 litres de matériaux seront prélevés et


tous les échantillons collectés dans les ruisseaux secs pendant cette période seront lavés à la bâtée


dans un ruisseau d'eau potable à des intervalles réguliers.


Les données concernant l'environnement du point de prélèvement d'échantillons, les coordonnées et


les incidents de prélèvements d'échantillons seront fournies dans le champ de concentrés de lavage à


la bâtée du dossier disponible sur le site correspondant à ce point. De la même manière, tout comme


pour la procédure suivie avec les sédiments actuels, deux photographies numériques seront prises,


mettant en scène chaque point de prélèvement d'échantillons de concentrés de minéraux lourds, et


qui seront référencées comme une photographie contenant les détails du puits de prélèvement et


une autre photographie qui donnera un aperçu du ruisseau.


Les concentrés peuvent être analysés selon deux méthodes qui se complètent généralement et qui


sont nécessaires :


• Une étude minéralogique semi-quantitative avec une loupe binoculaire (mlnéralométrie). Pour


des raisons évidentes, cette procédure doit être réalisée en premier.


• Analyse chimique multi-élémentaire du concentré.


Étant donné les problèmes associés à la première méthode, notamment en ce qui concerne les délais


courts de réalisation des travaux et les problèmes liés à la préparation des concentrés avant leur étude


à la loupe binoculaire, la deuxième option sera adoptée, c.-à-d., l'analyse chimique des concentrés.


3.3.4.5 Prélèvement d'échantillons, équipe et logistique du matériel


Des délais très courts sont prévus pour la réalisation des travaux et les terrains sont difficiles d'accès


en raison de la présence d'une végétation dense et d'une absence de réseaux de transport et d'accès


adéquats (généralement, il s'agit d'une absence de routes et chemins dans la majorité des zones de


travail). Selon la méthode adoptée pour la réalisation des travaux en Angola, le modèle de travail


suivant sera utilisé.








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• Des camps mobiles pour 30-40 personnes non loin du centre indiqué sur des feuilles au


1/250 000 jusqu'à l'élaboration desdites feuilles.


• les équipes de prospection, composées d’un chercheur disposant de la formation et de


l'expérience dans les techniques de prélèvement d'échantillons de base pour la prospection


géochimique et d'un assistant de terrain, qui l'aidera à transporter les matériaux et qui


l'assistera pendant le prélèvement d'échantillons.


• Les équipes de prospection se rendront sur le site dans deux hélicoptères pouvant transporter


deux équipes (4 personnes), basées dans les camps (pilote, navigateur et équipe de


maintenance). Chaque hélicoptère peut transporter 6 équipes (par deux) jusqu'aux points de


prélèvement d'échantillons et récupérer les deux premières équipes après que les deux


dernières aient été conduites sur le site. L'hélicoptère transportera toutes les équipes 6 fois


par jour Dans des conditions normales de travail, cela représentera un minimum de


60 échantillons par jour. La période de prélèvement d'échantillons prévue sera d'environ


90 jours


Chaque équipe de prospection doit être composée d'un chercheur qui sera chargé du prélèvement


d'échantillons, et d'un assistant. Un minimum de 12 équipes de prospection est requis étant donné la


quantité d'échantillons devant être prélevée au cours du prélèvement d'échantillons. Ce nombre


variera au cours de la performance initiale établissant la visite. Un coordinateur de secteur doit


participer dans chacune des trois équipes de prospection (4 coordinateurs de secteur). Leur mission


consiste à coordonner les chercheurs, organiser la logistique des travaux, superviser et résoudre les


problèmes et incidents observés au cours du prélèvement d'échantillons, maintenir les entrepôts


d'échantillons temporaires et contrôler les échantillons en les numérotant conformément aux


réglementations relatives à la numérotation et aux documents de travail (cartes, dossiers, liste de


vérification des contrôles quotidiens, etc.) En ce qui concerne la présence des équipes, celles-ci ne


doivent pas être éparpillées sur des secteurs vastes mais elles doivent couvrir le terrain par petits


groupes, pour des motifs de logistique et de sécurité (pas forcément toutes mais la majorité des


équipes), ce qui facilitera le regroupement des équipes sur les sites ou les villages ainsi que leur


surveillance par les coordinateurs de secteur.


Les coordinateurs de secteur doivent être diplômés (géologie ou mines). Un diplôme technique


intermédiaire est recommandé pour les chercheurs, tandis que les assistants n'ont pas besoin d'être


diplômés. L'intégralité du personnel sur le terrain sera recrutée au Congo. Le personnel travaillera à


plein temps sur une période d'environ 5 ans.


Chaque équipe de prospection (y compris les coordinateurs) utilisera un 4x4.


Autres équipements utilisés par l’équipe : GPS, tuyau, machettes, épées, 2 seaux en plastique d’une


capacité de 10 I. sacs plastique, marqueurs permanents, petites cartes et sacs "Ziploc", appareils


numériques, fichiers de champ, dossiers, tamis avec fond en nylon ou en acier Inoxydable avec un


maillage de 5 mm, sacs plastique pour mettre les échantillons quotidiens. De la même façon, des


téléphones par satellite doivent être utilisés dans certains cas. Les téléphones portables normaux


peuvent être utilisés si la couverture est suffisante dans la région.


Les équipements de camping, les tentes, les matelas pliants, les moustiquaires, les ustensiles de


cuisine, le groupe électrogène et une camionnette au diesel ainsi qu'un approvisionnement en eau.


nourriture et un moyen de transport pour récupérer le personnel travaillant dans la zone doivent être











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mis en place. Une imprimante DIN A3 doit être utilisée pour éditer les plans d'échantillonnage au cas


où ils seraient égarés.


33.4.6 Préparation des échantillons


La grande quantité d'échantillons prélevée sur le terrain au cours du projet doit être préparée et mise


à disposition à des fins d'analyse chimique. De plus, différents sous-échantillons doivent être préparés


pour différents types d'analyses, la préparation de répliques pour l'échantillonnage et le contrôle


analytique ainsi que l'organisation du stockage des répliques systématiques pour les Archives


nationales d'échantillons géochimiques du service de géologie en Angola.


En général, les procédures suivantes seront effectuées au centre ou en laboratoire ;


• Réception et classification des échantillons.


• Séchage des échantillons.


• Désagrégation et homogénéisation des échantillons.


• Tamisage au niveau de granulométrie de l'analyse chimique.


• Broyage et pulvérisation des échantillons dans un broyeur à boulets en agate (Thema).


• Homogénéisation par la méthode des cônes et des quarts pour la mise en flacon des sous-


échantillons avant leur envoi au laboratoire d'analyse chimique.


• Préparation des échantillons de répliques d'échantillons, dupliqués à des fins de contrôle qualité


des analyses.


• Préparation de répliques pour l'archive des échantillons.


Le laboratoire doit travailler à raison de 100 échantillons par jour.


3.3.4.7 Analyse chimique multi-élémentalre des échantillons


Les échantillons seront envoyés dans des conteneurs et correctement Identifiés après avoir été


préparés à l'étape susmentionnée.


Analyse chimique multi-élémentaire des échantillons de sédiments (et, éventuellement des


échantillons de sol)


Les échantillons seront analysés à l'aide de différentes techniques instrumentales qui seront adaptées


à différents groupes d'éléments. Les teneurs en substances chimiques seront déterminées aux fins de


calculer la concentration totale (ou presque) d'éléments. Les techniques ICP-MS et ICP-AES seront


utilisées après la digestion acide des échantillons (0,5 g) et du tétra-acide (H2NO3, HCIO4, HF et HCl).


L'IN AA (analyse instrumentale par activation neutronique) sera aussi utilisée. Les valeurs seront


déterminées à l'aide de l'analyse instrumentale par activation neutronique (INAA) par l'irradiation


d'1 g d'échantillon, sauf dans le cas d'Au, pour lequel il faudra procéder à l'analyse d'échantillons de


30 g pour garantir une représentativité plus élevée.


Le tableau ci-dessous indique les 64 éléments chimiques à analyser, les techniques instrumentales


utilisées et les seuils de détection inférieurs recommandés.











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Analyse chimique de la concentration de minéraux lourds


Après avoir été lavés à l'eau distillée, les concentrés de minéraux lourds seront envoyés au laboratoire


d'analyses pour déterminer la composition des 39 éléments chimiques. Un groupe sera analysé à l'aide


de l'analyse instrumentale par activation neutronique et un autre groupe avec l’ICP-AES après la


digestion par l'eau régale. Les éléments étant analysés et les seuils de détection inférieurs des


techniques utilisées sont exprimés dans le tableau suivant.





Analyse Instrumentale par activation neutronique (INAA)


As 2 Cs 2 ppm Na 0,05% Ta 1 ppm


Au 5 ppb Eu 0,2 ppm Nd 10 ppm Tb 2 ppm


Ba 200 ppm Fe 0,2% Rb 50 ppm Th 0,5 ppm


Br Sppm Hf 1 ppm Sb 0,2 ppm U 0,5 ppm


Ca 1% Hg 5 ppm Sc 0,1 ppm 3 ‘ 4 ppm


Ce 3 ppm lr 50 ppb Se 20 ppm Yb 0,2 ppm


Co Sppm La Ippm Sm 0,1 ppm





Cr 10 ppm Lu 0,05 ppm Sr 0,2%





ICP-AES. Extraction par eau régale.














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0,2 Mn 2 ppm Pb 2 ppm


0,5 ppm Mo 2 ppm S 0,01%





r 1 ppm Ni 1 ppm Zn 1 ppm


Tableau 4. Oligo-éléments et principaux éléments à analyser A l’aide des techniques Instrumentales proposées


et leurs seuils de détection inférieurs. Concentrés de minéraux lourds.








Traitement et interprétation des données géochimiques


Les données géochimiques collectées seront traitées après avoir obtenu des données précises. Les


données seront traitées du point de vue statistique et graphique avec des feuilles au 1/250 000 ou


dans des blocs de plusieurs feuilles lorsque celles-ci correspondent aux domaines d’intérêt hautement


métallogénique. Les données seront traitées avec des logiciels statistiques spécifiques (Statistica 8.0,


ArcGis, Surfer 10.0, Grapher 6.0 et Geosoft). Les cartes présentant les caractéristiques géochimiques


seront élaborées avec des calques topographiques, géologiques et de minéralisation numérisée mis


au point au cours du projet.


Des traitements statistiques univariés et graphiques seront réalisés dans chaque bloc ou unité de


travail, notamment les cartes de répartition géographique et les points de tracé ou de trame pour tous


les éléments analysés dans les sédiments ou concentrés de minéraux lourds. Une analyse bivariée des


données géochimiques sera réalisée pour vérifier la corrélation entre les variables géochimiques et


sélectionner les variables les plus appropriés pour l'étude multivariée.


Ses objectifs sont multiples: la détermination des principales associations géochimiques qui


expliquent la variabilité géochimique de la zone et leur répartition géographique. Elle est effectuée


pour leur fournir une signification géologique, métallogénique ou anthropique, ainsi que l’intégration


des cartes multivariées à la couverture géologique, des données métallogénique et, enfin, des


données aéromagnétiques. Cela facilitera la compréhension du modèle géochimique régional. Les


traitements de cartes et de graphiques ternaires sont utilisés pour la détermination des discontinuités


qui pourraient correspondre à des structures profondes sans surface nette ainsi que la caractérisation


d'éventuelles minéralisations sub-affleurantes intrusives. Les techniques d’analyse multivariée


permettent la participation de l'échantillon de population totale en groupes ou catégories d'une


importance géologique évidente. Les anomalies élémentaires seront déterminées par des groupes


lithologiques ou des catégories géochimiques établies par des techniques multiélémentaires de


répartition de la population. L'intégration des cartes d'anomalies élémentaires dans les sédiments et


les concentrés de minéraux lourds servira à l'élaboration de cartes de synthèse de zones présentant


des anomalies ou de zones favorables, sur lesquelles les différentes zones seront évaluées et leur


hiérarchie sera déterminée en termes d'Intérêt de prospection.



































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Cartographie géophysique aéroportée et géologique du pays

























































































Figure 11. Exemples de cartes géochimiques avec une répartition géographique des éléments chimiques


(points et tracés)

























































































Figure 12 Exemples de cartes ternaires discriminant différents contextes llthostratigraphiques et illustrant les


structures des linéaments.





























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Cartographie géophysique aéroporte r. géologique du pays

























































































Figure 13. Exemple de carte d'anomalies par catégorie géochimique (Tungstène»








3.3.5 Réalisations. Rapport, cartes et base de données


Une série de rapports et de cartes sera générée grâce aux résultats de la procédure de levé


géochimique, après l'envoi aux laboratoires de l'interprétation des données géochimiques et


minéralométrique. Ces rapports et cartes sont décrits ci-dessous.


Les livrables, rapports et cartes sont structurés ou organisés en fonction de chaque bloc, avec 5 blocs


dans la zone UTE (à l'exception des terrains dans le désert du Kalahari). Les rapports et cartes suivants


seront élaborés pour chaque bloc, ce qui représentera l'unité d'Interprétation des données.


Le rapport de bloc comprendra toute la documentation écrite ainsi que les schémas et cartes à


l'échelle DIN 44 en rapport avec le traitement et l'interprétation des données géochimiques de cette


région.


3.3.5.1 Rapport








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Le premier chapitre comprendra une introduction de la zone de travail avec les caractéristiques


géographiques de la zone, le relief et la morphologie, l'hydrographie, le climat, les zones peuplées et


les principaux réseaux de transport et d'activité économique. Cela sera suivi par une description plus


détaillée des caractéristiques géologiques de la zone, ainsi que les principales minéralisations de la


zone, les opérations actives (le cas échéant) ainsi que les informations générales connues sur les


projets d'exploration. Enfin, les résultats seront rédigés. Ce chapitre comprendra des schémas au


format DIN 44 ainsi que des thèmes abordés dans le document.


le deuxième chapitre comprendra une description de l'activité de levé géochimique réalisée, abordera


les principaux incidents observés au cours du prélèvement d’échantillons tout en expliquant la


méthode d'échantillonnage et en indiquant le nombre et le type d'échantillons prélevés. Les schémas


des cartes d'échantillonnage et des photographies des principales zones ou environnements


d'échantillonnage sont joints au format DIN A4. De la même manière, la préparation sur place et en


laboratoire des échantillons sera brièvement décrite, tout comme les principales caractéristiques des


analyses chimiques réalisées sur ces échantillons (méthodes d’analyses, seuils de détection, etc.).


Autres réalisations annexées au rapport :


• La carte des points d'échantillonnage des concentrés de minéraux lourds (bâtée de sédiments


alluviaux) et des bassins hydrographiques liés à ces points (points de base de bassin) ainsi que


les cartes des points d'échantillonnage de sédiments (ou sol) actuels.


• Le fichier de base des travaux géochimiques (nettoyage des données) avec les coordonnées


des points et les analyses chimiques correspondantes, sans les résultats des échantillons de


contrôle.


Le chapitre 3 donnera les résultats de la première phase de traitement des données et, plus


précisément, l'analyse univariée. SI l'analyse univariée statistique, des encadrés et des graphiques


sont joints pour chaque élément, contenant les paramètres ou caractéristiques des répartitions des


différents éléments d'échantillon de population, comme la médiane, la moyenne arithmétique,


l’écart-type (par exemple, des histogrammes, des boîtes de synthèse, des diagrammes Q-Q) et autres,


tels que les graphiques log-probabilistes pouvant être utilisés pour discerner le caractère log-normal


ou normal des répartitions et si celles-ci correspondent à une ou à une somme de populations


superposables.


Un tableau contenant les paramètres descriptifs les plus importants de chaque élément est présenté


pour résumer l’analyse statistique univariée (moyenne arithmétique, moyenne géométrique, écart-


type, erreur d’écart-type, coefficient de variation, maximum, minimum, plage de variation, percentiles


P50, P75, P90, P95, P99, etc ).


Le chapitre 4 présentera les résultats du traitement graphique multivarié des données géochimiques.


Il comprendra les cartes de répartition géographique des variables géochlmiques analysées. Ces


représentations géochimiques sont généralement élaborées sur un arrière-plan avec des lignes


correspondant aux caractéristiques géologiques du bloc et, éventuellement, avec des symboles des


éléments minéraux connus dans la zone selon le degré de couverture atteint. Toutes les valeurs


obtenues seront prises en compte lors de l'élaboration de ces préparations, y compris les valeurs de


répartition et les valeurs aberrantes. Il existe deux types de représentation : avec des points ou des


cercles de différents diamètres ou couleurs, en fonction des lignes de fond (correspondant aux


percentiles les plus couramment utilisés, P10, P25, P50, P75, P90, P95, P99, ou avec des cartes tramées


ou tracées, obtenues suite à la préparation de maillage et interpolation, à l’aide des méthodes 102 ou


de l'inverse du carré de la distance, ou du krigeage basé sur le varlogramme de la variable étudiée.








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Ces cartes disposeront des légendes et encadrés correspondants et apparaîtront dans le rapport au


format DIN A4 Leur contenu sera expliqué et commenté dans la nouvelle version du rapport. Il a pour


objectif de fournir une description claire et d'illustrer le rapport le concernant.


Outre ces petites cartes, les cartes de répartition des éléments du bloc seront fournies à l'échelle


correspondant au bloc. Ces cartes sont plus grandes et peuvent être présentées comme base et avec


des caractéristiques géologiques simplifiées, un réseau hydrographique, des symboles de gisements


minéraux, des villes principales et des réseaux de transports importants, ainsi que le degré de


précision ou de clarté de la carte finale et les courbes de relief topographique maîtresses en sépia. Sur


ces cartes, les données géochimiques apparaitront sur un calque de symbole (cercles par taille et


diamètre correspondant aux parties du contenu de l'élément représenté). Le contour de la fenêtre de


la carte Indiquera les titres et sous-titres liés au projet, les développeurs de projet et les sponsors et,


enfin, les titres des descriptions concernant le contenu de la carte spécifique. Les légendes


géologiques et métallogéniques figureront de chaque côté de la carte. Il est possible de joindre des


graphiques statistiques de l'élément présenté sur la carte, en bas, s'il y a assez de place (par exemple,


des boites de synthèse), la carte tramée réduite de l'élément décrit dans le rapport ou toute autre


donnée graphique des cartes aériennes ou de télédétection pouvant aider à comprendre la carte.


Le chapitre 5 fournira les résultats du traitement des données statistiques et graphiques obtenues à


partir des études géochimiques de concentrés de minéraux lourds dans les lits de lavage à la bâtée.


Ce chapitre du rapport comprendra les données statistiques qui fournissent des informations sur la


présente et la teneur en éléments métalliques concernant les minéraux lourds comme pour les


variables géochimiques. De la même manière, tout comme pour les variables géochlmiques, des cartes


aux dimensions ou au format DIN A4 seront élaborées pour donner un aperçu rapide et simple de la


répartition de ces éléments dans la zone du bloc étudié. Les cartes de répartition comporteront des


points et non pas de trame étant donné la faible densité des échantillons de concentrés de minéraux


lourds.


Le chapitre 6 renfermera les données de l'analyse bivariée ainsi que les données géochlmiques des


sédiments (et sols) actuels. Pour ce faire, une carte avec la corrélation des éléments chimiques


(Pearson) avec un degré de variabilité significatif sera jointe. Ce rapport inclura une analyse des


corrélations en indiquant les corrélations visées, selon la probabilité de détection et les


caractéristiques comportementales des éléments chimiques dans l'environnement de surface et la


majorité des éléments remarquables, soit en termes d’intensité ou en raison de la fréquence de


détection moindre des paires associées.


Le chapitre 7 comprendra les résultats les plus importants de l'analyse multivariée des fonds


géochimiques. L’analyse multivariée vise à mieux comprendre la structure des variables géochimiques


et à réduire le caractère multidimensionnel des variables. En d'autres termes, à accéder à des relations


internes qui ne se sont pas évidentes à première vue. Des techniques multivariées seront testées et


les résultats seront utilisés afin de choisir la technique la plus adaptée et la plus productive en fonction


de la clarté des Informations (l'analyse typologique et l'analyse factorielle qui seront probablement la


technique la plus couramment utilisée). Outre l'explication logique de la méthode suivie, le rapport


déterminera et présentera les facteurs en résultant et, en fonction de la nature des éléments dans les


différents groupes d'éléments représentant les facteurs, une première approche possible à chacun


d'entre eux sera proposée. La représentation graphique des facteurs liée à chaque facteur sera utilisée


pour approfondir et comprendre la signification de chaque facteur par l'analyse de leur répartition


géographique, ou en d'autres termes, des causes physico-chimiques pouvant être utilisées pour


expliquer l'origine et la répartition de ces associations d'éléments (associations géologiques.





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métallogéniques, anthropiques, supergènes et autres). Ce chapitre comprendra des cartes au format


DIN A4 de la répartition géographique des résultats des facteurs extraits, de la même manière que la


répartition des éléments.


Les réalisations seront envoyées électroniquement dans un fichier qui Inclura les pondérations


factorielles de chaque facteur et, surtout, les facteurs de résultats avec les coordonnées de chaque


échantillon ou point d'échantillonnage. De la même manière, elles renfermeront les cartes à l'échelle


appliquée aux cartes de répartition géographique susmentionnée des résultats de chaque facteur


dans leur fenêtre. (6-8 cartes).


Le chapitre 8 fournira une définition de chaque variable géochimique ou élément chimique


d'importance métallogénique, ainsi que les seuils d'anomalie. Pour ce faire, la zone du bloc étudié doit


être divisée en plusieurs grands secteurs géologiques-géochimiques de ce bloc. Ce processus peut être


réalisé en se basant sur l'aspect géologique comme point de départ et produit généralement de


meilleurs résultats lorsqu'une répartition d'échantillons est réalisée dans divers secteurs (groupes ou


catégories géochimiques), uniquement en fonction de leur profils ou signatures géochimiques et avec


des algorithmes de type k-means. Les seuils d'anomalies (premier, deuxième ou troisième ordre) des


éléments de chaque catégorie ou secteur géochimique seront déterminés à l'aide de techniques


traditionnelles après s'être assuré que les résultats de la répartition sont cohérents (comparaison des


mesures des groupes ou analyse de variance et représentation des points correspondant à chaque


base géochimique par rapport à la base géologique) et confirmant leur uniformité et cohérence. Les


cartes des anomalies géochimiques des éléments d'un intérêt métallogénique seront de nouveau


générées (Au, As, Sb, Sn, W, Ag, Bi, Co, Ni, etc.). Ces cartes seront générées au format DIN A4, Jointes


au rapport et à une échelle moins Importante et plus de détails pour l'ensemble du bloc.


Réalisations : Le dossier de données comprend le code des groupes ou des catégories géochimiques


formées. Des cartes illustrant la répartition des anomalies géochimiques des éléments chimiques


d'Intérêt métallogénique dans la fenêtre ou l'aménagement du bloc.


Le chapitre 9 aborde la comparaison et l'Intégration des données géochimique (anomalies


géochimiques par groupe ou catégorie géochimique) avec les anomalies liées aux éléments des


concentrés de minéraux lourds, en gardant toujours à l'esprit les caractéristiques géologiques et les


minéralisations. Cela permettra de déterminer les anomalies ou les bassins comportant des anomalies


(bassins, intégration de 5-6 échantillons de sédiments et un échantillon de minéraux lourds en sortant


du bassin) et, plus important encore, leur évaluation et la mise en place de leur hiérarchie selon les


échantillons et les quantités comportant des anomalies déterminées, mais en tenant compte des


modèles de sites des minéralisations à proximité et les caractéristiques géologiques des zones


environnantes. Une carte de synthèse sera alors élaborée illustrant des anomalies organisées en


bassins auxquelles différents degrés d'intérêts et de hiérarchie seront attribués. Ces degrés figureront


sur la carte identifiée à l'aide d'un code couleur pour les bassins versants, allant du rouge (maximum)


au vert (faible niveau d'intérêt).


3 3.5.2 Contrôle qualité


La qualité du contrôle et du suivi est primordiale et permet l'amélioration d'activités, telles que


l'exploration cartographique et géochimique mentionnée au début du document, dans le but


d’intégrer les résultats dans le Programme international de cartographie de références géochimiques


mondiales. Ce programme détermine différentes sous-étapes d'activités auxquelles les nombreuses


équipes de travail participent et au cours desquelles une quantité importante d’échantillons est


manipulée. Des erreurs ou défaillances provoqués au cours d'une de ces étapes de travail peuvent








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avoir une incidence défavorable importante sur les résultats finaux. Par conséquent, des protocoles


de contrôle doivent être mis en place pour réduire le taux d'erreurs résultant d'un manque


d'homogénéité dans les procédures suivies par les différentes équipes de travail. De la même manière,


ces protocoles doivent détecter et permettre la résolution des erreurs résultant de la perte


d'échantillons, d'une numérotation erronée et de la contamination d'échantillons au cours de la


préparation d'échantillons. De plus, ces protocoles visent à contrôler les erreurs aléatoires et/ou


systématiques survenues au cours de la phase d’analyse d’échantillons. Enfin, leur but consiste à


calculer ou estimer le degré d'incertitude ou d'erreur inévitable lié à l'échantillonnage sur le terrain et


en laboratoire et aux analyses chimiques (exactitude et précision).


Pour ce faire, les mesures suivantes doivent être adoptées :


• Des formations préalables du personnel de terrain et la préparation d'échantillons pour


assurer un maximum d'uniformité de critères. Cette activité représente une amélioration


évidente des résultats du projet et peut contribuer à la formation du personnel technique au


cours d'un futur travail sur le terrain d'exploration.


• La formation et la détermination d'un groupe de coordinateurs de secteur ayant pour mission


la réalisation d'activités de contrôle et de suivi sur le terrain et de l'activité d'échantillonnage.


• La mise en place d'une série de réglementations relatives au contrôle et au suivi, avec des


visites de contrôles et la préparation d'inventaires des différents entrepôts d'échantillons


temporaires et pour le flux de matériaux vers leurs diverses destinations.


• Le développement du protocole de contrôle qualité spécifique pour l'échantillonnage et les


analyses. Le degré d'incertitude ou d'erreur d'échantillonnage de la campagne géochlmique


de sédiments actuels sera estimé (en parallèle aux procédures de qualité des analyses) à l'aide


d'un prélèvement sur place de doublons d'échantillons pour un pourcentage d'échantillons de


campagne actuelle (5%), selon le schéma suivant, ce qui concernera 220 doublons


d'échantillons.


En ce qui concerne le contrôle qualité des analyses, les contrôles d'exactitude des résultats seront


réalisés et la dérive instrumentale sera évitée avec l'intégration de modèles ou normes internationaux


dans les "lots'' d’analyse (1 sur 17 échantillons), y compris r’analyse des répliques dans le même


laboratoire (3 échantillons sur 100 échantillons analysés).


De plus, 5% des doublons d'échantillons de terrain seront collectés par les superviseurs ou


coordinateurs. La procédure qui doit être suivie par des doublons échantillons est résumée sur le


graphique ci-dessous. Les points de chaque réplique des sédiments seront rassemblés et reportés sur


les cartes de points d'échantillons de contrôle. Les points de contrôle seront déterminés de manière


à garantir une prise en compte représentative et homogène, selon la densité d’échantillonnage dans


chaque zone. Ces échantillons seront collectés par les coordinateurs de la zone au cours de leurs visites


avec les équipes concernées
































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